ARCHIVES DE LA BIENNALE DE PARIS
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Accueil > 2006-2008 > Syndicat Potentiel - Offre de temps de chômage
 
Généralités

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Textes

Vers un art sans oeuvre, sans auteur, et sans spectateur, par
Stephen Wright

Pour un catalogue des arts
réputés illégitimes, par
Jean-Claude Moineau

Six points d'informations, par
Marie-Pierre Bathany

Performer la société, par
François Deck

Archiver la disparition, par
Alexander Koch

Emancipation, par Brian Holmes
Un manifeste hacker, par McEnzie Wark
La vie au point de mire, par Suely Rolnik

Amicale de la Biennale de Paris

Texte d'introduction, par Jean-Baptiste Farkas
1ère Amicale
2e Amicale
3e Amicale
4e Amicale
5e Amicale
6e Amicale
7e Amicale
8e Amicale
9e Amicale

Démarches

Académie du vent
Agence
Association A-R
Agendas Espaces
Au Travail
Au bout du plongeoir
Bourse du Travail Parallèle
Courants Faibles
Cyril Delage-triathlète
Expertises réciproques
Fondation Rosario Almara
Gang of Cupidon
Glitch
Guide des Buffets de Vernissage
Journée Libanaise du Taboulé
Infratecture
Il paraît que
Ikhéaservices

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International Benjamin Kit
L'art est l'entreprise
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Les Somnatistes
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Madame Duplok
Médicaments
Mercado Ley
Microcollection
Musée des nuages
Mutuelle Ermut
Offre de temps de chômage
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Paul-coureur de fond
Pinxit LM
Précaritas
Public Globality Gardens
Qantador
Que reste-t-il de Florian
Rencontre Service
Rue de la Gare
Saint-Thomas l’Imposteur
Soussan Ltd
Stratégies et Méthodes TB
Syndicat d'initiatives
Target Autononpop
That’s Painting Productions
Thermo-hygrographe
The Yesmen
The real world
Third Text
Visualinguistic
Voghchaberd
Y a trop d'artistes!
Ultralab
Ynbk

Annonces 1

Dans l’art contemporain on
trouve de tout, mais en moins
bien qu’ailleurs

Découvrez en vous l’artiste que
vous avez toujours rêvé d’être

I have nothing to show
and I’m showing it

Je vois l’art de plus en plus,
là où ça n’est pas fait exprès

Journée nationale d’abstention de fabrication de produits artistiques
La culture façonne par toutes
ses expressions une pratique
de l’obéissance

L’oeuvre fait écran à l’activité artistique
Participer aux recherches
d’un disparu

Un beau cadre de vie est
l’archétype de l’art du futur

Un art libéré de l’idée de l’art,
ce serait tout un art


Education

Apprendre l’histoire de l’art
à partir de silhouettes d’artistes

Ateliers de dessins
inaccessibles au regard

Recherches sur la visibilité
pour les non-voyants


Etudes

Etude sur la reconversion
du monde de l'art


Annonces 2

Agencement d’art
Achetez votre électricité
Accord juridique entre 2 parties
Appel à l'unité du Liban
Appel à candidatures Précaritas
Déclaration formelle d'existance
Désuétudes
Foyer des auteurs émergents
Insertions dans la presse
Jeu de société
Publicités
Recherche complices
Re-introduction du goût dans l’art
Supplément d’oeuvre

Compétences et incompétences

Compétences
Incompétences
Mutualisation des incompétences

Produits

Bière spéciale coupée à l’eau
Bière 8.7
Blanc
Cocktails
Collecteurs excréments de chiens
Confetti
Conservateur liquide universel
Eau du robinet au naturel
Extincteurs
Fontaine
Fantômes
Hygromètres
Isoloirs pour téléphones mobiles
Le diable
Les Marcel’s
Objets Dériviants
Oca-Ola
Outillage
Miel Béton
Tee-shirt XLs
Revaloriser les produits degradés

Services

Annulation d’espaces
Buffets de vernissages
Chargeur de téléphone portable
Contrats prévoyances obsèques
Déménagements
Destruction de lieux d’exposition
Déplacement d’oeuvres
Immortaliser votre amour
Inventaire des moins visibles
Locations de chaises de toile
Mesure de la qualité de vie
Motifs décoratifs
Nettoyage et entretien
Organiseur
Peinture en bâtiment
Piscines
Simulacres d’oeuvres nocifs
Superfiltre de perception
Transport de courrier à pied
Travaux de bâtiment
Un jeu de cartes
Visualisations des idées


Syndicat Potentiel

Le projet Offre de Temps de Chômage a été proposée durant l’exposition La Poussière des Chômeurs (1) qui s’est déroulée du 29 juin au 14 juillet 2001 au Syndicat Potentiel à Strasbourg. Des coupons de réservation d’une durée d’une heure et d’une valeur de 50 francs étaient à la disposition des visiteurs. Ces coupons permettaient à des chômeurs de vendre de leur temps de chômage. Sur chaque coupon étaient définis la date et l’horaire, selon la disponibilité du chômeur. Le choix du lieu était déterminé par l’acquéreur. L’achat du temps de chômage se faisait auprès de l’agent de réservation dont la fonction était de faire le lien entre l’offre et la demande, et de garantir l’anonymat de la personne commanditaire vis-à-vis du chômeur qui vendait son temps. Le chômeur se rendait ensuite aux endroits inscrits sur les coupons pour y passer ses heures de chômage. Le commanditaire pouvait être présent ou non sur le lieu de réalisation du temps de chômage. Le chômeur était tenu de ne rien faire à part être présent même si leur commanditaire lui demandait. Une fois les heures de chômage réalisées, l’agent de réservation reversait la somme payée par le commanditaire auprès du chômeur.

15 temps de chômage étaient proposés 9 temps de chômage ont été vendus pour Francis Guerrero, artiste chômeur 2 temps de chômage ont été vendus pour Valentin Ossenbrunner, artiste chômeur

Exemples de temps de chômage vécus

1. Le 11 juillet 2001, de 04h00 à 05h00 du matin sur un parking. Valentin et moi avons vendu une heure chacun de temps de chômage que l’on devait passer sur le parking de la Citadelle à Strasbourg. Un lieu réputé pour la drague homosexuelle. Heureusement la personne qui nous a acheté ce temps a fait en sorte que nous le passions ensemble. Elle a sûrement pensé que nous serions mieux à deux. Nous y sommes allés en voiture et avons attendu sur le parking où quelques voitures circulaient et faisaient des va et viens. Un vieux monsieur en short très court qui laissait apparaître ses parties intimes ne cessait de tourner autour de nous mais il ne nous a pas abordé. À plusieurs reprises il est allé vers le parc en ne nous quittant pas des yeux comme pour nous suggérer de le suivre. Un peu plus tard lorsqu’il n’y avait presque plus personne sur le parking nous avons vu arriver un jeune homme complètement ivre qui poussait une mobylette et qui tombait à terre tous les vingt mètres. Il a réussi à se traîner jusqu’à nous. Nous avons ouvert la fenêtre de la voiture. Il s’est adressé à nous pour nous demander si on pouvait le ramener chez lui car, dans son état, il était incapable de conduire sa mobylette. Nous lui avons expliqué pourquoi nous étions là. Il s’est mis à crier en disant qu’il ne nous croyait pas que tous les gens ici étaient des PD et que jusqu’à présent il n’avait rien contre, mais que dès le lendemain, il allait écrire à la mairie pour débarrasser cet endroit de toutes les tapettes qui y traînaient. Il a ensuite repris son chemin toujours soutenu par sa mobylette et toujours aussi difficilement. Valentin et moi avons attendu jusqu’à 05h00. Il n’y avait plus personne sur le parking. Ensuite nous sommes rentrés nous coucher.

2. Le 21 juillet 2001 de 09H00 a 10h00, ascenseur de CUS Habitat, siège des HLM de Strasbourg. J’ai vendu un temps de chômage que je devais passer dans l’ascenseur du siège de la société HLM de Strasbourg (drôle d’endroit). J’y suis allé, j’y ai passé l’heure prévue en me demandant si j’allais croiser le commanditaire de ma mission mais comme je ne le connaissais pas, je ne pouvais pas savoir s’il était là pour vérifier. L’hôtesse d’accueil de la société avait bien vu que quelqu’un squattait l’ascenseur parce qu’à chaque fois qu’il s’ouvrait dans le hall d’accueil elle me voyait. Mais, pendant une heure, elle n’a rien dit, comme si elle ne voulait pas se mêler de quelque chose qui lui semblait bizarre. Au bout d’une heure qui est finalement passée plus vite que je ne l’avais prévu, je suis rentré chez moi.

3. Le 13 juillet 2001 de 12H00 à 13H00 dans un cybercafé. Lorsque je suis arrivé dans l’endroit qu’on m’avait indiqué la patronne du café était au courant, elle m’a accueilli en me disant qu’un repas avait était payé par une personne dont elle ne pouvait pas dire le nom mais que je n’avait qu’à m’installer et qu’on me servirait. Aussi la personne anonyme avait payé pour que je puisse utiliser le net pendant une heure ce que j’ai refusé car ce n’était pas dans mon contrat. J’ai bien mangé (salade composée et steak frite et une boisson gazeuse) et à 13h00 je suis retourné à mes activités quotidiennes.

Francis Guerrero, juillet 2001. Intervention pour La Poussière des Chômeurs1 au Syndicat Potentiel, Strasbourg. Avec la participation de Jeff Mugnier et Valentin Ossenbrunner.

Note

1. Sur une idée de Bureau d’études, voir http://syndicatpotentiel.
free.fr/yacs/articles/view.php/64

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