ARCHIVES DE LA BIENNALE DE PARIS
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Vers un art sans oeuvre, sans auteur, et sans spectateur, par
Stephen Wright

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Performer la société, par
François Deck

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The real world
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Y a trop d'artistes!
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Annonces 1

Dans l’art contemporain on
trouve de tout, mais en moins
bien qu’ailleurs

Découvrez en vous l’artiste que
vous avez toujours rêvé d’être

I have nothing to show
and I’m showing it

Je vois l’art de plus en plus,
là où ça n’est pas fait exprès

Journée nationale d’abstention de fabrication de produits artistiques
La culture façonne par toutes
ses expressions une pratique
de l’obéissance

L’oeuvre fait écran à l’activité artistique
Participer aux recherches
d’un disparu

Un beau cadre de vie est
l’archétype de l’art du futur

Un art libéré de l’idée de l’art,
ce serait tout un art


Education

Apprendre l’histoire de l’art
à partir de silhouettes d’artistes

Ateliers de dessins
inaccessibles au regard

Recherches sur la visibilité
pour les non-voyants


Etudes

Etude sur la reconversion
du monde de l'art


Annonces 2

Agencement d’art
Achetez votre électricité
Accord juridique entre 2 parties
Appel à l'unité du Liban
Appel à candidatures Précaritas
Déclaration formelle d'existance
Désuétudes
Foyer des auteurs émergents
Insertions dans la presse
Jeu de société
Publicités
Recherche complices
Re-introduction du goût dans l’art
Supplément d’oeuvre

Compétences et incompétences

Compétences
Incompétences
Mutualisation des incompétences

Produits

Bière spéciale coupée à l’eau
Bière 8.7
Blanc
Cocktails
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Confetti
Conservateur liquide universel
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Extincteurs
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Fantômes
Hygromètres
Isoloirs pour téléphones mobiles
Le diable
Les Marcel’s
Objets Dériviants
Oca-Ola
Outillage
Miel Béton
Tee-shirt XLs
Revaloriser les produits degradés

Services

Annulation d’espaces
Buffets de vernissages
Chargeur de téléphone portable
Contrats prévoyances obsèques
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Immortaliser votre amour
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Locations de chaises de toile
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Organiseur
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Piscines
Simulacres d’oeuvres nocifs
Superfiltre de perception
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Visualisations des idées

L'art doit-il être artistique ?

Sujet nr : 2
Auteur : Ghislain Mollet-Viéville
Date : 19.05.2006
Lieu : Café Le Progrés

Texte associé au sujet :

Face à un art qui se joue des « fashion victims » en plaçant le kitsch, le détournement, le simulacre, la transgression, le clonage, le fiasco, voire l’imposture, au sommet de la contre-culture, la question qui se pose actuellement n’est plus « quelles sont les limites de l’art ? » mais « quand, comment, pourquoi et où y a-t-il de l’art aujourd’hui ? ». Car à force d’exclure tout ce qui de l’artiste du passé faisait sa raison d’être, son talent, son savoir-faire, sa valeur mythique, son charisme..., l’art s’est mis au diapason d’une société qui tend à tout niveler dans des réseaux de communication où triomphe désormais le célèbre quart d’heure warholien de la gloire pour tous. L’état du « grand art » est alors l’objet d’un débat au sein d’une culture qui s’est standardisée dans l’industrialisation et la mondialisation ; c’est à cette structure façonnée par l’Internet que nous devons sa démocratisation et l’apparition de nouveaux espaces conviviaux ; c’est là qu’intervient entre réalité du fonctionnement social et fantasme d’une communauté interactive, l’artiste de cette fin de siècle. Les contours sociaux de l’art sont devenus l’art lui-même ! à la suite de Warhol qui a eu le génie de contaminer l’art en assimilant ses oeuvres aux produits de grande consommation ou de Guy Debord qui pensait qu’une certaine vie aventureuse valait mieux que toute forme d’art ou encore de Filliou pour qui « l’art c’est ce qui rend la vie plus intéressante que l’art », l’esthétique tend de plus en plus à se positionner comme éthique dans une relation au champ social qui induit les éléments de sa propre définition. Qui s’étonnera alors qu’à force de suivre l’art dans ses connexions avec notre société (la mode, le design, l’architecture, l’informatique, la communication... mais aussi les jardins, le sport, la fête...), il devienne plus intéressant de s’en tenir à ce qu’est cette société et à ce qu’elle engendre. Dans cette optique nouvelle, nous expérimenterions l’impact d’une réflexion rattachée à ce que nous attendons de l’art mais que nous ne retrouvons qu’édulcorée dans les recyclages et adaptations diverses opérés dans les lieux spécifiques à l’art ? Par ce repérage systématique des faits de société, le monde serait enfin considéré pour ce qu’il est, avec une prise de conscience qui, loin d’être pessimiste, conduirait plutôt à une mobilisation pour de justes causes et à une lucidité que viendrait mettre en relief un art libéré de l’idée de l’art. Et faire de l’art qui serait libéré de l’idée de l’art ce serait évidemment tout un Art !

Ghislain Mollet-Viéville (1998)

Réaction avant cette amicale :

Voici quelques remarques qui me venaient à l’esprit avant même d’avoir lu le texte de Ghislain (que je viens finalement de réussir à ouvrir) et qui rejoint son propos : L’art est entre guillemets « artistique », dès lors qu’il s’inscrit dans le champ économique déjà écrit du marché de l’art. Cette question ne se pose alors plus de la même manière quand l’art déborde ce cadre. En résonnance et pour faire suite à la question posée par Ghislain : « quand, comment, pourquoi et où y a-t-il de l’art aujourd’hui ? », une autre question : dans quel rapport à l’économie (économie au sens le plus large) l’art peut-il aujourd’hui innover ?
Liliane Viala.

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