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N55

Art et réalité

Peut-on imaginer un art qui n’ait rien à voir avec des personnes ?

Peut-on imaginer un art qui n’ait rien à voir avec autrui ?

Peut-on imaginer un art qui n’ait rien à voir avec des situations concrètes ?

Peut-on imaginer l’existence de situations concrètes sans l’existence de choses ?

Peut-on imaginer des situations concrètes impliquant des personnes dans lesquelles le comportement de ces personnes ne soit pas significatif ?
Archives de la Biennale de Paris 2004, N55
Il est absurde de parler d’art sans imaginer des personnes, leurs comportements, des choses, et des situations concrètes. Quand on veut parler d’art on doit donc parler : des personnes et leurs comportements vis-à-vis d’autres personnes et des choses dans des situations concrètes. Si ces personnes adaptent un tel comportement, on doit supposer qu’elles le vivent comme un comportement significatif. Il ensuit qu’il faut parler de : personnes et leur comportements significatifs vis-à-vis d’autres personnes et de choses dans des situations concrètes. Il y a de fortes raisons de présumer que ceci est toujours valable dès que quelqu’un parle d’art.


Autrement on pourrait imaginer :

Un art qui n’ait rien à voir avec des personnes

Un art que personne ne trouve signifiant et qui de ce fait qui n’a pas de signification

Un art qui n’ait rien à voir avec le comportement de personnes

Un art qui n’ait rien à voir avec autrui

Un art qui n’ait rien à voir avec des choses

Un art qui n’ait rien à voir avec des situations concrètes

Un art qui n’ait rien à voir avec des personnes et leur comportement, la signification, autrui, des choses et des situations concrètes.


C’est pourquoi nous savons que : quand on parle d’art on doit toujours parler de personnes et de leurs comportements significatifs vis-à-vis d’autres personnes et de choses dans des situations concrètes.

Ou de facteurs correspondant avec la même signification et les mêmes relations nécessaires.

Ce savoir nous permet de parler de l’art sans laisser nos conceptions habituelles, conventions sociales et concentrations de pouvoir, être d’une importance décisive dans nos expériences.

Notes

Personnes :

Une personne peut être décrite de multiples façons. Aucune de ces descriptions ne peut être adéquate. Par conséquent nous n’émettons pas de définition certaine de ce qu’est une personne. Cependant, nous avons la possibilité de souligner des relations nécessaires entre des personnes et d’autres facteurs. Nous devons respecter ces relations et ces facteurs afin de ne pas nous contredire et afin de pouvoir parler de personnes d’une façon significative. Une relation nécessaire est la relation entre les personnes et les corps. Il est absurde de parler de personne sans parler de corps. Si par exemple nous disons : voilà une personne mais elle n’a pas de corps, c’est insensé. De plus, il y a des relations nécessaires entre des personnes et les droits des personnes. Les personnes doivent être traitées comme des personnes, et donc elles ont certains droits. Si nous nions ce postulat, l’affirmation est fausse : voilà une personne mais elle ne devrait pas être traitée comme une personne ou : voilà une personne qui doit être traitée comme une personne, mais qui n’a pas de droits. C’est pourquoi on peut seulement parler des personnes d’une façon qui ai du sens si nous savons que les personnes ont des droits. Quand on ne respecte pas les droits des personnes, on ne respecte pas l’art, car nous savons que l’art est inextricablement lié aux personnes.


MOVEMENT (MOUVEMENT) est un mouvement politique auquel toute personne doit prendre part. Le but de MOVEMENT est de trouver des façons de vivre sur la base des concentrations de pouvoir aussi petites que possible.

Contexte :
Il y a une relation logique entre les personnes et les droits des personnes. Les personnes doivent être traitées comme des personnes et donc comme ayant des droits. Si nous nions ce postulat, cela ira mal : voici une personne, mais cette personne ne doit pas être traitée comme une personne, ou : voici une personne, qui doit être traitée comme une personne, mais pas comme ayant des droits. Donc, nous devons seulement parler de personnes d'une façon qui fasse sens si nous savons que ces personnes ont des droits.

Le but fondamental des politiques est de protéger les droits des personnes. Si nous nions ce postulat, nous obtenons : le but fondamental des politiques est de ne pas protéger les droits des personnes. Cela suppose que l'une des premières tâches des politiciens doit être, par exemple, de renoncer à leurs droits et à ceux des autres. Cela n'a pas de sens. Ou qu'il y a un but plus important pour les politiques qui est de ne rien avoir affaire des personnes et donc aussi de ne rien avoir affaire des droits des personnes. C'est un non-sens total. Donc, nous savons maintenant que le but premier des politiques est de protéger les droits des personnes. Autrement dit, nous ne pouvons pas parler des politiques d’une façon qui fasse sens sans supposer que le but fondamental des politiques est de protéger le droit des personnes. Les concentrations de pouvoirs ne respectent pas toujours les droits des personnes. Si nous nions ce fait, nous obtenons : les concentrations de pouvoirs respectent toujours les droits des personnes. Cela ne correspond pas à nos expériences.

Les concentrations des pouvoirs caractérisent nos sociétés. Les concentrations des pouvoirs obligent les personnes à entrer en compétition et à entrer dans les jeux du pouvoir, afin de se créer une position sociale. Parallèlement, par la concentration du pouvoir dominant notre conscience et décidant de nos situations, l'importance de notre humanité diminue.

Et notre propre importance devient l’importance que nous avons pour les concentrations du pouvoir, le développement des concentrations du pouvoir, et les conflits des concentrations du pouvoir. Il est évident que si nous voulons protéger les droits des personnes, nous devons nous organiser en des concentrations de pouvoir aussi petites que possible.

Développer MOVEMENT

Chaque personne peut développer MOVEMENT en étant à l'origine d'initiatives pour vivre sur la base des concentrations de pouvoir aussi petites que possible.

INGVIL AARBAKKE, JON SØRVIN, RIKKE LUTHER, CECILIA WENDT
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