ARCHIVES DE LA BIENNALE DE PARIS
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Echopark

Leur travail fait se croiser des préoccupations à la fois plastiques et musicales, et interroge la capacité de la musique à être perçue comme un art plastique. Echopark est construit comme un système d’ensembles créatifs reliés les uns aux autres dont la musique est le générateur principal. Cet ensemble de systèmes n’est pas clos, il engendre des collaborations extensibles, diverses et variées allant de la production d’un CD à la réalisation d’un film. À sa façon, chacun participe au système : Ces « rôles » s’établissent naturellement en fonction des compétences de chacun, mais la possibilité de les permuter reste présente à l’esprit de tous. Les concerts ne sont pas des successions de morceaux cadrées par un unique et classique dispositif (la scène). Le déroulement des différents chapitres mettra en évidence, par le biais de moyens minimaux (gestes, objets et projections vidéo) divers potentiels de la scène : scène débordante, scène écran, scène inversée, absence de scène. « Notre musique tour à tour électro, pop ou plus expérimentale, est le matériau de nos projets plastiques. Notre nom qui contient le mot "écho", représente notre volonté perpétuelle de collaborer avec d'autres artistes, lors de concerts ou expositions. » Cette volonté de rencontres et de dialogues est une alternative à un certain égotisme ou individualisme traditionnel chez nombre d'artistes qui, leurs carrières durant, colportent leurs seul noms. Si nous collaborons et essayons de nous faire à cet avantage, c'est aussi parce qu'un artiste, quoi qu'il fasse, n'agit jamais seul. Ces collaborations font les chapitres de notre histoire, en lui donnant un caractère d'aventure, et les artistes avec qui nous travaillons partagent la plupart du temps une idée courante aujourd'hui en art (mais dans laquelle nous ne nous retrouvons pas moins) de non-spécialisation. Essayer le monde en amateurs de tout et spécialistes de rien, pourrait être une devise pour nous. Ainsi, c'est sur le mode du laboratoire que nous travaillons, avec l'idée que ce que nous faisons est toujours provisoire : c'est un moyen efficace d'entretenir notre désir, car le désir est toujours désir de quelque chose, et nous emmène toujours ailleurs... désir non pas de finir, mais de continuer.
Nadia Lichtig, Bertrand Georges, Stéphane Broc, Math Rod Garri

Echopark
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