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Nenad Petrovic

Né en 1952 à Belgrade.

Etudes et formation

A fini ses études à l'Académie des Beaux-Arts à Belgrade.

Expose depuis 1978.

Deux esquisses :

Première esquisse

1. Il faudrait avoir présent à l'esprit que nous traitons une forme (un processus) de la pensée. Les niveaux théoriques divers à partir desquels nous examinons les différents processus peuvent toutefois être ramenés à quelques points communs qui nous lient et qui nous permettent de réaliser tous ces processus représentants à nos yeux le monde. La Matiére, l'Espace, le Temps et le Processus sont ces entités-là à travers desquelles nous identifions notre existence à la NATURE. Mais une telle réflexion n'est toujours pas une pensee ni une théorie. En fait elle n'est qu'un mouvement ondoyant de l'esprit qui nous sort du monde de l'art (de la subjectivité) pour nous introduire dans le monde (l'objectivité). Le mouvement en question n'est pas une réflexion sur l'art, mais plutôt une tentative d'être la pensée qui découle de cet art. Les différents processus advenus au cours de ces dernières années nous ont posé à nouveau un nombre infini de questions. Nous essayons à nouveau de nous différencier à l'intérieur de l'espace qui nous entoure à l'infini. Ce qui nous manque désormais, c'est le point d'appui. Nous et le reste de notre matière, nous planons ensemble dans l'espace de l'Ambiance par lequel nous sommes déterminés Il s'agit d'une apparition de l'intérieur dans l'extérieur qui n'est en fait que relative et affectée d'un schéma traditionnel qui considère l'unicité et la pluralité comme une sorte de synthèse du spirituel et du matériel. Ce dont nous nous occupons à présent, nous devons le définir en dehors d'une telle dualité, en identifiant nos propres processus à la NATURE. La seule chose qui existe réellement, c'est la NATURE. Il n'y a rien en dehors d'elle.

2. L'art n'est possible qu'en lui-même. Ce dont nous nous occupons aujourd'hui va dans tous les sens. Les questions que nous nous posons n'ont pas uniquement trait au langage, mais elles englobent tout ce qui fait de notre présente occupation l'espace de la compréhension.

3. L'investigation n'est possible que par la pensée. Elle s'accomplit par la pensée. L'espace peut être compris au moyen de l'espace de la conscience. On peut parler de l'espace dans deux sens de l'espace de quelque chose et de quelque chose dans l'espace. Cette différenciation détermine l'état de l'objet vu que l'objet est l'espace dans l'espace.

4. On peut parler de la matière comme de l'espace de différents processus qui la détermine. Ces processus se déroulent dans des macro et micro sphères.

5. Par le processus de l'AMBIANCE l'espace est la source d'où découle tout ce qui existe. Rien ne peut exister hors de ce mouvement universel La matière prise dans son ensemble (l'AMBIANCE) s'élargit dans le vide, en le remplissant l'espace de l'AMBIANCE.

6. Mais qu'est-ce que c'est l'espace ? Comment définir quelque chose d'aussi indéfinissable que l'espace ? Toutefois, lorsque je pense à l'espace en relation avec ce que l'appelle l'AMBIANCE, le pense à : a) l'espace de l'AMBIANCE. b) l'espace - AMBIANCE Et cela parce que l'espace n'est jamais isolé, mais il est toujours inclus dans quelque chose de plus vaste encore. Cet unique d'où découle tout ce qui existe est pour moi l'espace de l'AMBIANCE-FLOTTEMENT. Ainsi, l'espace est à la fois ce qui entoure les objets (ce qui rempli) et l'objet (ce qui est rempli). Dans les deux cas, un mouvement (un processus) a lieu, mais les états des entités sont de nature différente. Le premier cas se rapporte à la qualité potentielle (préexistante) et le second, aux objets. Dans ces conditions, la NATURE se réalise par l'intermédiaire du processus, s'effectuant par les changements permanents des états qui de leur côté stimulent ce processus. Le monde se métamorphose à l'infini.

7. L'existence de divergences dans ce que j'appelle l'espace ne bouleverse en aucune façon ce qui est unique, mais bien au contraire et en se transformant constamment, il n'atteint jamais sa forme définitive de même qu'il ne saurait être stable et fermé, mais il est plutôt infiniment élargi et animé par l'aspiration constante de s'élargir davantage. Les formes se transforment et ces transformations sont la constante de ce qui existe. Le processus RE-TRANSFORMATION.

8. C'est de là que provient la difficulté de savoir quoi que ce soit d'indubitable sur la NATURE. Elle nous échappe toujours nous laissant sans espoir de la rejoindre quand que ce soit et où que ce soit le terme/ RE-TRANSFORMATION, je l'utilise pour désigner ces processus-là qui se déroulent sans cesse sans viser la réalisation de quoi que ce soit de stable et de définitif.

9. L'histoire est tout autant impuissante que nos égarements actuels. Tout ce que nous avons (l'instant) détermine notre rapport avec le monde qui de même que l'espace n'a ni commencement, ni fin.

10. La dualité de l'espace intérieur-extérieur doit être remplacée par la notion de l'espace qui s'élargit (explosif) et de l'espace qui se réduit (implosif). Ainsi nous pouvons considérer (penser) l'espace comme l'espace du point (implosif) et l'espace de l'AMBIANCE (explosif). Les micro - macro structures de l'espace sont liées par les objets, se trouvant en mouvement constant et formant cet espace. Ceci est la base même de ce processus-là que j'appelle la continuité spatiale.

11. L'espace est matériel et intègre. Pas une seule de ses parties ne comporte rien de plus de ce qui est comporté par l'AMBIANCE-FLOTTEMENT. Ainsi chacun de ses points comporte ces mêmes principes explosifs - implosifs. L'espace fonctionne tel un organisme dont le pouls bat à l'infini, en se décontractant et en se contractant SANS CESSE.

12. L'espace est l'état de la matière.

Deuxième esquisse

1. La source de tout ce qui existe (la matière) est tout à fait illimitée L'AMBIANCE.

2. Le monde visible/les espaces des objets sont liés par des rapports de réciprocité de façon à être situés aux confins d'une formel. Dans I'espace infini, il y a un nombre infini de formes (de mondes) qui se trouvent en dépendance de l'état de l'AMBIANCE (plus élargi ou plus réduit). La cause en est constamment en mouvement (FLEXIBLE).

3. Ce qui est à l'origine du monde est infiniment global et pénétrant le tout L'AMBIANCE-FLOTTEMENT.

4. Tout ce qui est séparé (isolé), limité à son commencement et sa fin. Il apparaît et il périt.

5. La réalité (l'espace) atteint ce que l'espace représente réellement. Je me souviens que l'espace eut une certaine source. L'existence de l'espace est identique à l'existence de la matière.
Toutes deux sont conditionnées par le processus

6. Je distingue les quatre entités pouvant rendre possible l'investigation de ce qui est à la base de l'AMBIANCE - FLOTTEMENT - MATIERE - ESPACE - TEMPS - PROCESSUS.

7. Le processus va de l'espace vers l'espace (l'espace dans l'espace). Je l'appelle le développement infini de la matière.

8. Le développement infini de la matière est l'espace de l'AMBIANCE-FLOTTEMENT-L'AMBIANCE. La matière dans l'état L'ESPACE. L'AMBIANCE dans le processus.

9. Le processus est une suite infinie de différents états. L'espace et la matière sont des états spécifiques de l'AMBIANCE-FLOTTEMENT.

10. On peut parler d'essence de tout ce qui existe comme de ce qui est unique.

11. La division de l'espace en intérieur et extérieur est fictive. L'espace est indivisible et universel. Dire dehors, dedans, en haut, en bas, gauche, droite n'a aucun sens.

12. Toute chose se maintient dans l'état du FLOTTEMENT.

13. Néanmoins il y a des espaces : a) mentaux et b) phénoménaux. Cette différenciation n'est pas sans importance pour le processus de la compréhension vu que les espaces peuvent être soit construits, soit donnés. Les premiers ne sont importants que pour certains processus et de ce fait ils ont un effet hmité, tandis que les seconds proviennent du processus de la nécessité et ils sont donc d'une portée universelle. II ne faut pas comprendre ce dualisme comme s'il s'agissait de deux mondes tentant d'établir un contact mais comme deux points du processus que la matière en se transformant concrétise. Tout cela parce que l'espace doit être un, bien que son unicité produise une multitude infinie de différents moments.

14. Le monde est infiniment étalé dans l'espace.

15. Chaque détermination n'est qu'un point dans l'espace où il apparaît en un instant pour commencer à se développer à l'infini dans ce même espace.

16. Toutes les choses ne sont des objets que dans le champ du possible d'où leur variabilité sans laquelle leur existence est impossible. La réalité (le monde), en tant qu'espace ne peut être délimité par rien car cet espace se trouve dans l'état de la potentialité et en dehors de lui tout sens de l'existence est aboli.

17. Tout ce que les espaces représentent en tant qu'AMBIANCES spécifiques est influencé par le développement infini de la matière.

18. L'AMBIANCE est un modèle spécifique qui permet l'analyse de différents états de ce processus-là qui au cours de sa réalisation bâtit le monde.

19. Cette mise en valeur de l'AMBIANCE se rapporte à la nécessité d'existence d'une certaine intégrité, d'un principe universel qui conçoit l'apparition de tous ces espaces qui conditionnent les différents états des objets comportés par eux :

a) l'objet (l'espace) dans l'espace,
b) l'objet apparaît par le processus de l'espace dans l'espace,
c) l'objet et l'espace (où l'objet apparaît) sont déterminés par l'état,
d) l'ACTE DE PLANER est l'état qui détermine l'objet (l'espace) et l'espace e) l'espace délimité est l'objet,
f) le FLOTTEMENT est l'objet dans l'état.

L'espace se renouvelle de manière cyclique tout comme les objets. L'aspiration de l'AMBIANCE de se réaliser. Deux processus disparates tendent toujours à constituer un tout à l'intérieur de ce qui est unique tiré de ESQUISSES POUR L'ESPACE de Nenad Petrovic.

 
 
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