ARCHIVES DE LA BIENNALE DE PARIS
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Louis Chacallis

Né en 1943 à Alger, vit à Nice, France.





Etudes et formation

Ecole nationale des arts décoratifs, Nice, France


Exposition personnelle

1970
Galerie Ben doute de tout, Nice, France


Expositions collectives

1969
Maison des artistes, Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes), France

1970
Intervention, Galerie de la Salle, Vence (Alpes-Maritimes), France
Action à suivre nr 1, Grenoble, France
Lecture plastique, Festival du livre, Nice, France
Position, Pont-du-Loup (Var), France

1972
70 artistes dans la ville, Toulouse, France
Impact, Musée d'art moderne, Céret (Pyrénées-Orientales), France
Jardin d'explosition, Saint-Paul (Alpes-Maritimes), France
Ecole de Nice 63173, Studio Ferrero, Nice, France

1973
Rencontres 1973, Limoges, France
Parc floral, Paris
Rencontres internationales d'art contemporain, La Rochelle, France
Intervention 73, Galerie La Fenêtre, Nice, France
Biennale de Paris

1974
Aspects de l'avant-garde en France, Théâtre de Nice, France
Alocco, Flexner, Chacallis, Maison des artistes, Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes), France


Collection publique

Musée national d'art moderne, Paris


Œuvre présentée

Indiens-culture, 1974-1975 (120 personnages environ, 65 cm)

Etre peintre témoin de son temps, ou peintre d'« avant-garde » dans le processus évolutionnaire vulgaire d'une société occidentale, c'est permettre à cette société, dans son mouvement unilatéral, d'inscrire, de réduire, et de perpétuer à l'intérieur de ses registres révolutionna ires les passages quantitatifs de ce qui continue à la re-produire, de ceux qui usent dans leur surmultiplication, de leur pouvoir de répartition dans le monde de la consommation. Conditionnement réglementé par les exigences idéologiques du mouvement idéaliste, celui-ci maintenant l'illusion de ce mouvement dans sa répétition. Ces passages sont axés essentiellement sur des rapports/oppositions de production, indépendamment du contenu de l'objet-produit mais, principalement, sur ses « qualités » d'échange objet-cote, plus-value, nouveauté formelle, etc. L'apparence illusoire de la nouveauté de l'objet reste dépendante de ce qui la précède dans le champ de sa pratique. Cette illusion, en dehors de ce qu'elle sous-tend de virtuellement subversif, reste le critère qui déterminera sa valeur à la fois d'échange et historique dans un temps déterminé (tout cela toujours d'un point de vue idéaliste de l'évolution de la peinture). Tout ce grand mécanisme reste, restera longtemps, réduit à ces Grands principes que sont la valeur a l'échange/ l'offre à la demande, principes qui s'établissent sur l'étalon-piège de nouveauté formelle chronologique et hiérarchique de l'objet représenté. La division pour régner par la classification « tendancieuse » du produit dans le champ de sa pratique, en particulier de celui de la peinture. L'essentiel reste dans ce qu'il y a d'idéologiquement dominant de garder à la production sa nouveauté illusoire, et de la faire consommer au moment même où elle s'inscrit dans le champ de la peinture. Donc maintenir les peintres dans leur dite « recherche », ce qui les institue avec leur produit : le contrôle sur le marché, le consommateur, et le peintre dans sa demande de reconnaissance, pour en revenir à des généralités. Un travail qui d'aspect recouvre le champ général de la culture (institutions) ne peut avoir que la prétention, aussi ambitieuse soit-elle, de poser par le regard les limites fantasmatiques de celui qui le produit. Quelque chose comme 30000 ans d'archétypes issus de tous les horizons du « laissé pour compte » de ses désirs. Codes-écrans nantis de leurs illusions où le signe qui en constitue le récit prolonge le mythe culturel et son histoire. La culture se distingue dans un « grand espace », difficilement supportable dans ce champ perpétuellement mouvant qu'est la pensée. Représentations formées de représentants fantomatiques, échelle fabuleuse en dérive dans le mémoire institutionnel. Monuments archaïques de la pensée idéaliste. Dénoncer c'est toujours se montrer à l'histoire dans ce que l'on peut engendrer à travers ces défécations de corps idéologiques, transformer c'est certainement « réfléchir » sur ce qui compose les limites de l'image-symbole. Le troisième terme de la représentation n'est probablement déjà plus dans le cadre de ces objets-supports mais ailleurs, hors des limites de désignation de son objet masqué par un discours conceptuel. On peut encore produire à l'égal de ses illusions l'avenir de sa réalité.

Louis Chacallis, janvier 1975
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