ARCHIVES DE LA BIENNALE DE PARIS
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Accueil > 1971 > "Un hangar, des cables et des baches", par Jean Nouvel et François Seigneur
 
Généralités

Dates et lieux
Collaborations
Parc Floral de Paris
Patronage
Bourses

Textes

"Un hangar, des cables
et des baches",
J Nouvel, F Seigneur


"La communicationà distance
et l'objet esthétique", JM Poinsot


"Films d'artistes",
A Pacquement


"Art conceptuel : pratique
et théorie", A. Pacquement


"L'utilisation du langage dans
l'art conceptuel", C Millet


"Dessinateurs de presse",
C. Bouyeure


"Hyperréalisme",
D Abadie


Concept

Joseph Kosuth
Art and Language
Robert Barry
Victor Burgin
lan Burn
Giulio Paolini

Hyperréalisme

Gérard Titus-Carmel
Balthasar Burkhard
De Andrea
Klaus Bottger
Cynthia Carlson

Envoi

lan Baxter
Eric Andersen
Bernard Amiard
Noël Dolla

Interventions

Monika Baumgartl
Alighiero Boetti
Pier Paolo Calzolari

Travaux d'équipe

Atmosfield
Catalyseur urbain
Enviromental control
Frech air from lowland paradise
Cognition aerodynamic
I am system
Primar demonstrationen
Elevision interruption system
Terme relationnel

Films d'artistes

Vito Acconci
Christian Boltanski
Bruce Naumann
Jannis Kounellis
Dan Graham
Dennis Oppenheim
Richard Serra
Laurence Weiner
Richard Long
Giovanni Anselmo
Joseph Beuys
Alighiero Boetti
Daniel Buren
Gilbert and George
Mario Merz

Manifestations annexes

Invités du commissariat général
Le concept financier par Iris Clert
Atelier de création radiophonique
Jeunes peintres japonais
L'aliment blanc de Malaval
Dessinateurs de presse
Musique contemporaine
Galerie Darthea Speyer
Architecture-Urbanisme
Chronographismes 71
Composition musicale
Edition d'estampes
Films de cinéastes
Galerie Arnaud
Photographie
Groupe Zebra
Mel Ramsden
Interventions
Canada 4/3
Stampfli
Option 4
Envois
Kudo

Pays participants

Allemagne
Argentine
Autriche
Belgique
Bolivie
Brésil
Canada
Ceylan
Chili
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Costa-Rica
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Un hangar, des cables et des baches

En visitant la Vlle Biennale de Paris, l'habitué des musées et des expositions parisiennes a le droit d'être surpris. Nous ne sommes plus ici au Musée d'Art moderne de la ville de Paris avec ses pierres de taille, ses faux plafonds de staff et son sol de marbre, mais bel et bien dans un hangar, au milieu du parpaing brut, des poteaux de fonte et sur une chape de béton irrégulière qui, par endroits, n'a même pas réussi à recouvrir les rails et les vieux pavés de l'ancienne cartoucherie. Et rien, dans le dispositif d'exposition adopté, n'est fait pour le faire oublier : le déroulement d'un réseau de câbles et de bandes de toile incite même à observer les po-teaux et les tirants servant de support.

Pourquoi cet abandon du système classique d'exposition ? Pourquoi ces blocs de parpaings, ces câblages apparents et ces bâches de couleur ? Essentiellement pour deux raisons : La première tient à ta nature et au caractère des locaux, où n'importe quel faux plafond, rail d'aluminium ou toute moquette n'auraient pas manqué de prendre un côté sophistiqué et maniéré. La seconde tient à l'utilisation optimale d'un budget d'équipement ne permettant pas d'adopter les principes connus (le budget n'étant pas plus élevé pour l'achat du matériel d'équipement total dans ce hangar que pour la location du matériel d'appoint dans des salles de musées équipées deux ans auparavant). Ceci nous à conduit, d'une part à une analyse et une contestation du rôle de chaque élément nécessaire à l'organisation de l'exposition, d'autre part à envisager des systèmes à base d'éléments industriels très bon marché (tubes d'échafaudages, canalisations, etc.). C'est finalement un système à base de câbles et de bâches qui est retenu, car il permet d'utiliser la forêt de poteaux existants comme élément primaire de la structure adoptée.

En fonction du programme et des circulations, un réseau de câbles est tendu à 2,20 m de hauteur; il permet de dérouler les bandes de toile suspendues à l'aide de crochets S et d'oeillets. Plusieurs cheminements sont possibles à partir du même réseau, chaque croisement de câbles offrant une alternative. Ces derniers, soulagés par des suspentes attachées aux tirants, servent de support aux oeuvres. Ils peuvent, doublés ou triplés, augmenter la hauteur de cimaise ou permettre l'accrochage de spots orientables. Mais l'exposition comprend également un lieu de rencontres où près de quatre cents personnes peuvent s'asseoir, des salles de spectacles, diverses salles de projections... Nettement dissociés du réseau de câbles, ces différents éléments ont été construits en parpaings bruts, la difficulté était de les intégrer à l'exposition. L'introduction de matelas et de bandes de coussins en bâche se prolongeant dans la charpente, a permis de créer une unité basée sur les jeux rythmiques des différentes toiles prolongeant sièges ou cimaises. Au sol, la signalisation par larges bandes de couleur suivant le cheminement créé essaye de souligner le principe adopté.

Un regret pourtant au niveau de l'exposition : que les moyens financiers n'aient pu permettre une recherche au niveau du détail. Mais qu'importe, il y a peu de place ici pour le perfectionnisme et notre but est tout de même atteint si, comme il se doit dans une manifestation de jeunes, cet aménagement témoignait d'un certain esprit...

Jean Nouvel et François Seigneur

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