ARCHIVES DE LA BIENNALE DE PARIS
1959
1961
1963
1965
1967
1969
1971
1973
1975
1977
1980
1982
1985
2004
2006-2008
 
Accueil > 1971 > Suisse
 
Généralités

Dates et lieux
Collaborations
Parc Floral de Paris
Patronage
Bourses

Textes

"Un hangar, des cables
et des baches",
J Nouvel, F Seigneur


"La communicationà distance
et l'objet esthétique", JM Poinsot


"Films d'artistes",
A Pacquement


"Art conceptuel : pratique
et théorie", A. Pacquement


"L'utilisation du langage dans
l'art conceptuel", C Millet


"Dessinateurs de presse",
C. Bouyeure


"Hyperréalisme",
D Abadie


Concept

Joseph Kosuth
Art and Language
Robert Barry
Victor Burgin
lan Burn
Giulio Paolini

Hyperréalisme

Gérard Titus-Carmel
Balthasar Burkhard
De Andrea
Klaus Bottger
Cynthia Carlson

Envoi

lan Baxter
Eric Andersen
Bernard Amiard
Noël Dolla

Interventions

Monika Baumgartl
Alighiero Boetti
Pier Paolo Calzolari

Travaux d'équipe

Atmosfield
Catalyseur urbain
Enviromental control
Frech air from lowland paradise
Cognition aerodynamic
I am system
Primar demonstrationen
Elevision interruption system
Terme relationnel

Films d'artistes

Vito Acconci
Christian Boltanski
Bruce Naumann
Jannis Kounellis
Dan Graham
Dennis Oppenheim
Richard Serra
Laurence Weiner
Richard Long
Giovanni Anselmo
Joseph Beuys
Alighiero Boetti
Daniel Buren
Gilbert and George
Mario Merz

Manifestations annexes

Invités du commissariat général
Le concept financier par Iris Clert
Atelier de création radiophonique
Jeunes peintres japonais
L'aliment blanc de Malaval
Dessinateurs de presse
Musique contemporaine
Galerie Darthea Speyer
Architecture-Urbanisme
Chronographismes 71
Composition musicale
Edition d'estampes
Films de cinéastes
Galerie Arnaud
Photographie
Groupe Zebra
Mel Ramsden
Interventions
Canada 4/3
Stampfli
Option 4
Envois
Kudo

Pays participants

Allemagne
Argentine
Autriche
Belgique
Bolivie
Brésil
Canada
Ceylan
Chili
Chypre
Colombie
Corée du Sud
Costa-Rica
Côte d'Ivoire
Danemark
Egypte
Equateur
Espagne
Etats-Unis
Finlande
Grande-Bretagne
Grèce
Guatemala
Hongrie
Inde
Irlande
Italie
Japon
Madagascar
Malaisie
Maroc
Nicaragua
Panama
Pays-Bas
Philippines
Pologne
République Dominicaine
Sénégal
Suède
Suisse
Tunisie
Turquie
URSS
Uruguay
Venezuela
Yougoslavie

Suisse

Commissaire national : Jean-Christophe AMMANN.
Conservateur au Kunstmuzeum de Lucerne.

Dans les arts plastiques, la Suisse s'est manifestée à plusieurs reprises à l'étranger, dernièrement au Cultural Center de New York, avec 44 artistes d'âges et de style fort différents. II va de soi que ces expositions qui tiennent comptent de tous les styles, de la conception "idée" à la conception "métier", sont les plus révélatrices de la vie artistique d'un pays, sans pourtant pouvoir communiquer "l'image fascinante" d'une situation créatrice. Est-il superflu de préciser que la Suisse compte, en gros, une partie alémanique, une partie romande et une partie de langue italienne ?

Lorsqu'on procède à un choix avec le souci d'une représentation égale, même dans un cadre comme celui de la Biennale, on se heurte au fait qu'en Suisse alémanique la vie artistique, dans ses tendances actuelles, est beaucoup plus intense qu'en Suisse romande (pour ne parler que de ces deux grandes parties de notre pays). Déjà l'exposition au Cultural Center de New York a suscité en Suisse romande et surtout dans la "Gazette de Lausanne" une grande discussion, étant donné que sur 44 artistes seulement 2 provenaient de cette région. Mais comme l'a écrit le directeur littéraire de la "Gazette de Lausanne", c'est bien un problème de l'organisation des villes et des musées romands de combler les lacunes d'information et d'animer l'esprit créatif par des expositions thématiques de grande envergure dans lesquelles il faudrait alors inclure, si possible, des artistes romands. II ne faut donc nullement s'étonner si, dans le secteur des arts plastiques, on ne trouve que des artistes de Suisse alémanique. Par contre nous avons retenu sur le plan du théâtre le groupe "théâtre création" d'Alain Knapp de Lausanne, ainsi que le projet d'architecture de théâtre de Pierre et d'Anne-Marie Simond également de Lausanne. L'hyperréalisme est représenté, d'une part par de grandes toiles photographiques de Burkhard/Raetz, de Lüthi et de von Moos, d'autre part les peintures de Bânninger et de Schnyder. Chez Burkhard/Raetz la monumentalisation de l'image banale devient image-objet.

La déformation que subit la toile, suspendue à deux crochets, intervient donc directement et se constitue comme partie intégrante de la toile. Chez Lüthi la projection de sa propre image correspond à la tentative obsessionnelle de rejoindre son propre mythe, ce qui mène à une objectivation de l'image qu'il se fait de lui-même. Pour von Moos, n'étant pas photo-graphe de métier, la photographie forme le moyen adéquat pour la transposition et l'extension d'un sentiment filtré par une conscience hyperesthétique. Bânninger : c'est un peu l'Arlo Guthrie de la peinture. Avec une fraîcheur naïve et un sens de vie plein d'ironie et de sensibilité il peint le canard et le cygne dans des contextes différents comme symbôle d'un monde dénaturé. Schnyder n'a jamais fait de peinture. Artiste conceptuel par excellence, il a décidé de peindre trois tableaux : un nu, un paysage et une nature morte. Les motifs classiques de la peinture. Cela pour bien marquer que ce n'est pas le contenu qui l'intéresse, mais tout simplement l'expérience de l'acte de peindre. Castelli travaille depuis 1969 sur les thèmes de l'isolation et de l'altération. "Légende pour le plan d'une ville", c'est dans l'image une confrontation mythique, dans la pensée la dialo-tique de l'élément "isolation" (la bouche d'eau faisant partie de son vocabulaire plastique et pictural)) et de l'élément "altération" (le feu), La conception du "théâtre création" correspond assez bien à ce que les organisateurs entendent sous le terme d' " intervention", même si cette directive n'est valable en soi que pour les arts plastiques. Le théâtre d'Alain Knapp veut la participation active du spectateur (dans "improvisation") et celle de l'acteur dans la mesure où celui-ci peut exploiter ses capacités réelles. Le rôle à tenir sera "clarifié". II en va de même pour le "théâtre intégré" de Pierre, Anne-Marie Simond et de Eckart Frische. Leur projet de théâtre se situe bien dans le contexte des interventions. Le jeune cinéma connaît en Suisse un essor remarquable. Chaque année sont présentés et jugés à Soleure les films de court métrage les plus récents et chaque année leur nombre s'accroît. C'est un fait, que la plus jeune génération a choisi, en majeure partie le film, comme moyen d'expression artis-tique, très souvent dans l'optique de l'engagement politique. Les films présentés à la Biennale veulent en premier lieu montrer les différents points de vue. Aux portraits "informatifs" (Max Bill par Radanowicz) et anonymes (von Gunten), s'oppose le portrait poétique (Alex S. par Murer). Ce qui, aurait dû être un reportage encourageant sur la cavalerie tourne chez Imhoof soudain en tragicomédie (Ormenis 199 + 69) ainsi que les jeux dans le sable d'une île danoise chez KoIIor (FancHill). En ce qui concerne la musique, nous trouvons une note très personnelle dans la conception du jazz moderne chez Léon Fancioli et son orchestre de Lausanne.



Urs BANNINGER (hyperréalisme)


Balthasar BURKHARD (hyperréalisme)

Urs LUTHI
(hyperréalisme)

Luciano CASTELLI
(intervention)

Jean DELAFONTAINE
(scénographie)

Frische ECKART
(scénographie)

Markus IMHOOF
(films de cinéastes)

Alain KNAPP
(spectacles)

Xavier KOLLER
(films de cinéastes)

Fredy M. MURER
(films de cinéastes)

Georg RADANOWICZ
(films de cinéastes)

Jean-Frédéric SCHNYDER
(hyperréalisme)

Anne-Marie SIMOND
(scénographie)

Pierre SIMOND
(scénographie)

Peter Von GUNTEN
(films de cinéastes)

Accueil    I    Contact    I    Mentions    I    Plan du site    I    Modifications     I    Soumettre    I    Informations