ARCHIVES DE LA BIENNALE DE PARIS
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Généralités

Dates et lieux
Collaborations
Parc Floral de Paris
Patronage
Bourses

Textes

"Un hangar, des cables
et des baches",
J Nouvel, F Seigneur


"La communicationà distance
et l'objet esthétique", JM Poinsot


"Films d'artistes",
A Pacquement


"Art conceptuel : pratique
et théorie", A. Pacquement


"L'utilisation du langage dans
l'art conceptuel", C Millet


"Dessinateurs de presse",
C. Bouyeure


"Hyperréalisme",
D Abadie


Concept

Joseph Kosuth
Art and Language
Robert Barry
Victor Burgin
lan Burn
Giulio Paolini

Hyperréalisme

Gérard Titus-Carmel
Balthasar Burkhard
De Andrea
Klaus Bottger
Cynthia Carlson

Envoi

lan Baxter
Eric Andersen
Bernard Amiard
Noël Dolla

Interventions

Monika Baumgartl
Alighiero Boetti
Pier Paolo Calzolari

Travaux d'équipe

Atmosfield
Catalyseur urbain
Enviromental control
Frech air from lowland paradise
Cognition aerodynamic
I am system
Primar demonstrationen
Elevision interruption system
Terme relationnel

Films d'artistes

Vito Acconci
Christian Boltanski
Bruce Naumann
Jannis Kounellis
Dan Graham
Dennis Oppenheim
Richard Serra
Laurence Weiner
Richard Long
Giovanni Anselmo
Joseph Beuys
Alighiero Boetti
Daniel Buren
Gilbert and George
Mario Merz

Manifestations annexes

Invités du commissariat général
Le concept financier par Iris Clert
Atelier de création radiophonique
Jeunes peintres japonais
L'aliment blanc de Malaval
Dessinateurs de presse
Musique contemporaine
Galerie Darthea Speyer
Architecture-Urbanisme
Chronographismes 71
Composition musicale
Edition d'estampes
Films de cinéastes
Galerie Arnaud
Photographie
Groupe Zebra
Mel Ramsden
Interventions
Canada 4/3
Stampfli
Option 4
Envois
Kudo

Pays participants

Allemagne
Argentine
Autriche
Belgique
Bolivie
Brésil
Canada
Ceylan
Chili
Chypre
Colombie
Corée du Sud
Costa-Rica
Côte d'Ivoire
Danemark
Egypte
Equateur
Espagne
Etats-Unis
Finlande
Grande-Bretagne
Grèce
Guatemala
Hongrie
Inde
Irlande
Italie
Japon
Madagascar
Malaisie
Maroc
Nicaragua
Panama
Pays-Bas
Philippines
Pologne
République Dominicaine
Sénégal
Suède
Suisse
Tunisie
Turquie
URSS
Uruguay
Venezuela
Yougoslavie

Italie

Commissaire national : Achille BONITO OLIVA.
Critique d'art.

Dans l'existence d'aujourd'hui, l'individu ne peut faire autre chose qu'opposer au monde l'anarchie de sa propre imagination.

En lui, la raréfaction de la dimension esthétique est la conséquence consciente du fait qu'elle est seulement une "entente cordiale" pour la structure individuelle, c'est la conscience du fait que la structure du monde présente des résistances stratifiées qui signifient compétition agressive, consommations inéluctables et violences. Les artistes savent désormais qu'ils ne doivent pas respecter des codes de comportement, qu'au contraire, déjà, une attitude préconstituée de liberté représente une petite transgression en comparaison de l'attitude d'un imprévisible mouvement de vie. En outre, ils ne croient pas à la catégorie de l'égalisation art-vie, laquelle devrait dissiper la région privilégiée de l'art, puisqu'aucune liberté n'est exercée en dehors du système et du langage que celle-ci produit.

Ils veulent le silence sur leurs propres actions, non pas dans le sens qu'ils agissent en dehors des institutions culturelles, mais parce qu'ils veulent choisir d'une façon "situationiste" le comportement à mettre en oeuvre et le territoire à couvrir. Ils ont compris que c'est à eux qu'appartient la tâche de l'anarchie, de la liberté à conquérir individuellement. Ils se sont placés en dehors du développement du langage, où seule est possible la répétition de la liberté fantastique de la désinhibition des sens.

En effet, ils veulent suspendre tout processus d'évolution des formes, pour soutenir un discours à la première personne : un discours qui prétend avoir la durée du cycle biologique de la vie. S'ils veulent cueillir la circonstance de l'existence, ils se préoccupent évidemment d'exercer l'espace privé de l'instant. L'évolution de l'art est à chercher ailleurs, dans l'espace social de la ville, où le geste s'insère directement dans la structure fonctionnelle du système. Une structure qui se compose non seulement de fonctions économiques et extérieures, mais aussi de modèles permettant de façon négative une psychologie collective.

Mitscherlich nous a prévenu que la ville est un ensemble de cheminements d'angoisse, et pourtant la révolte individuelle n'est pas en condition de renverser l'anxiété ressentie dans la ville. Elle est formée d'une série disloquée de centres de pouvoir psychologique, qui déterminent la vie de chaque individu particulier. Et l'individu ne peut pas, pour une raison d'échelle, frapper le coeur de la ville, qui restreint le débordement fantastique. La lutte à engager, c'est une lutte contre le présent historique, qui mortifie la totalité anthropologique de l'homme et contre le présent temporel qui, avec son écoulement instantané, démembre la concentration de l'esprit et des sens. Par conséquent, le délire de l'artiste n'est pas qu'une inutile agitation, mais au contraire représente la nécessité de faire de sa propre action une mesure du temps en même temps qu'elle s'y insère. La production de gestes esthétiques est le Jeu lucide de la production de l'ironie. C'est la double conscience de la relativité de sa propre activité et de la capacité de totaliser en soi tout entier le cycle productif. "L'ironie, c'est la passion qui s'affranchit dans le détachement" (Goethe). Ainsi, la passion envers le monde devient aussi une libération de la fausse totalité de la ville.

Si le monde des apparences n'est rien d'autres qu'un catalogage statistique, la fantaisie de l'artiste affronte la fausse surface de l'apparence dans le but d'y placer l'énergie invisible de l'imagination. "L'imaginaire n'est pas un mode de l'irréalité, mais au contraire un mode de l'actualité, une façon de prendre en diagonale la présence pour en faire ressortir les "dimensions primitives" (Foucault). Ainsi, ces artistes savent pouvoir combattre l'histoire, et ils vivent en affrontant et en bravant leur propre présent, dans une position déséquilibrée, afin de s'interposer dans la dissolution impossible du temps, en s'étendant dans un réseau serré d'instants, et pour combattre la mort de l'infini.


Carlo BACHI
(travaux d'équipe)

Dario BARTOLINI
(architecture)

Lucia BARTOLINI
(architecture)

Alighiero GOETTI
(interventions)

Achille BONITO OLIVA
(films d'artistes)

Andrea BRANZI
(architecture)

Pier Paolo CALZOLARI
(intervention)

Patrizia CAMMEO
(travaux d'équipe)

Gilberto CORRETTI
(architecture)

Paolo DEGANELLO
(architecture)

Lapo DINAZZI
(travaux d'équipe)

Gino de DOMINICIS
(intervention - films d'artistes)

Luciano FABRO
(intervention)

Girogio FONIO
(photographie)

Riccardo FORESI
(travaux d'équipe)

Mario FRANCO
(films de cinéastes)

Piero FRASSINELLI
(travaux d'équipe)

Mimmo GERMANA

(intervention - films d'artistes)

Jannis KOUNELLIS
(films d'artistes - spectacles)

Alessandro MAGRIS
(travaux d'équipe)

Roberto MAGRIS
(travaux d'équipe)

Titti MASCHIETTO
(travaux d'équipe)

Massimo MOROZZI
(architecture)

Paolo MUSSAT SARTOR
(photographie)

Adolfo NATALINI
(travaux d'équipe)

Marcello PANNI
(concept - spectacles)

Giuseppe PENONE
(intervention)

Mimma PISANI
(intervention - films d'artistes)

Alessandro POLI
(travaux d'équipe)

Giorgio PRESBURGGER
(spectacles)

Emilio PRINI
(concept)

Fredric RZEWSKY
(composition musicale)

Umberto SILVA
(films de cinéastes)

Cristiano TORALDO DI FRANCIA
(travaux d'équipe)

Gilberto ZORIO
(intervention)

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