ARCHIVES DE LA BIENNALE DE PARIS
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Introduction

Depuis ses débuts, la Biennale de Paris constitue une série de gageures qui furent gagnées par la tenace bonne volonté et la confiance des uns, par le dévouement incessant des autres. II faut redire les mérites de chacun pour qu'ils soient connus, car une oeuvre collective n'est pas nécessairement une oeuvre anonyme et le développement dont nous pouvons tirer quelque vanité n'est pas le fait de hasards favorables, mais une suite d'efforts individuels. Avant d'en établir le bilan, reconnaissons que rien n'eut été possible sans l'appui total et l'aussi totale liberté d'action que nous ont accordées les hautes personnalités que l'on appelle généralement "les pouvoirs publics", en premier lieu M. André Malraux, Ministre d'Etat chargé des Affaires Culturelles et ses collaborateurs, ainsi que les représentants du Ministère des Affaires Etrangères, de la Ville de Paris et du Département de la Seine. Ajoutons aussi que cette fois encore I'ORTF nous a apporté un très large concours pour nous permettre, non seulement de faire le même effort que les années précédentes, mais aussi de l'étendre. Nous devons à tous les moyens matériels et le prestige moral grâce aux quels nous avons pu poursuivre nos prospections et même leur donner plus d'ampleur. De cette extension nous devons rendre compte pour faire le point au moment où nous nous croyons près d'atteindre la plupart des objectifs que nous nous étions fixés. Nous pensons, en effet, cette année, aborder une étape particulièrement importante : la mise en place de plusieurs sections nouvelles qui, dans les manifestations antérieures, avaient été seulement esquissées et auxquelles nous donnons, cette fois, une présence plus affirmée en les incorporant d'une manière plus organique dans la structure même de la Biennale. Déjà, la section Composition Musicale et la section Décoration Théâtrale font partie depuis 1961 de la Biennale. Elles sont désormais, au même titre que la peinture, la sculpture et la gravure, deux de ses activités fondamentales, et nous considérons son existence comme une acquisition définitive. La collaboration de l'institut International du Théâtre nous a été particulièrement efficace pour la propagande et l'organisation de la section de Décoration Théâtrale. Par ailleurs, les films sur l'art, les films expérimentaux et les spectacles qui avaient commencé à s'in sérer dans nos programmes lors des Biennales précédentes, s'imposent cette fois-ci avec plus de certitude. Grâce au calendrier extrêmement varié qui a pu être établi, ces différentes disciplines artistiques n'ont plus du tout un caractère accessoire, mais deviennent au contraire de véritables démonstrations susceptibles de permettre la mise en valeur d'expériences originales. Dans ces programmes, une présentation de films conçus exclusivement pour la télévision étend encore le champ de nos investigations. Par ailleurs, les émissions publiques réalisées par I et consacrées à la poésie, à la recherche (son et image), aux jeunes virtuoses, aux lectures à une voix, au cabaret littéraire et au jazz, élargiront encore l'éventail de nos manifestations. Les colloques, pour compléter et discuter les différentes activités de la Biennale, s'ajoutent à cet ensemble de confrontation par lequel nous espérons établir un contact direct entre le public avide de connaître et les artistes à la recherche de nouveaux langages.

Nos intentions peuvent paraître fort ambitieuses et ne sont acceptables que si, parallèlement à cette ambition, nous avons la modestie de savoir que, dans les expériences proposées, tout ne sera pas parfait, qu'une grande marge d'incertitudes subsiste et que, en raison même du caractère expérimental de ce que nous présentons, toutes les propositions ne seront pas à retenir. Le mérite est grand de ceux qui nous encouragent et nous soutiennent, et de ceux qui participent à l'épreuve en acceptant cette marge d'incertitudes et en admettant à priori les critiques, voire les attaques que susciteront nos expériences. Telles sont nos perspectives pour cette année 1965.

Cependant, pour donner une idée complète de ce qu'est devenue la Biennale de Paris depuis 1963, il faut aussi signaler ce qu'elle fut en 1964 (dite année creuse) hors de Paris. En partant de la large compréhension dont avaient fait preuve quelques grands Casinos, et plus spécialement celui de Nice, sous la direction de M. Maurice Guérin, en vue d'étendre à la province les activités jusqu'alors réservées à Paris, nous avons pu mettre au point un programme intitulé "Les Sélections de la Biennale de Paris". Il réunissait sous ce titre les lauréats de la IIIe Biennale dans les différents domaines des arts Plastiques, composition musicale, films sur I'art, spectacles dramatiques et chorégraphiques, le tout constituant une manifestation dite "Quinzaine de la Biennale" qui fut présentée au cours de l'année 1964 au Palais de la Méditerranée à Nice, au Casino de Charbonnières-les-Bains qui, tout de suite après Nice a soutenu notre effort, ainsi qu'à Annecy, Le Havre, Dieppe et Mâcon.

Le succès de cette première expérience nous a encouragés à développer cette collaboration et, encore une fois, la bonne volonté des Directeurs de Casinos nous a permis, dans les premiers mois de cette année, de faire un choix dans des expositions organisées et des spectacles présentés par eux à notre intention, pour tenter d'y découvrir quelques artistes nouveaux et les inviter dans notre actuelle manifestation. Ce fut le cas de Charbonnières, Deauville, La Baule, Nice et Niederbronn.

Enfin, Jacques Lassaigne, en prenant la responsabilité de la section française, a porté témoignage de notre volonté d'éclectisme, ce qui n'exclut pas l'idée du choix. En outre, il a établi pour l'Association Inter nationale des Critiques d'Art, qui tient à Paris à cette époque son Assemblée Générale, un programme de manifestations et de discussions dont bénéficieront nos exposants.

Par cet ensemble de résultats positifs, nous croyons avoir atteint un développement à partir duquel nous pensons que notre action n'est plus limitée à un mois de présentation et de débats, si passionnés soient-ils, mais tend à devenir permanente, sous des aspects variés, pour entretenir un climat de création et de curiosité fécondes, tout en laissant à chacun la plus grande liberté dans l'action et le jugement.

Raymond Cogniat

 

 

 

 

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