ARCHIVES DE LA BIENNALE DE PARIS
1959
1961
1963
1965
1967
1969
1971
1973
1975
1977
1980
1982
1985
2004
2006-2008
 
Accueil > 1961 > Bulgarie
 
Organisation

Dates et lieux
Patronage
Conseil d'administration
Commission permanente
Secrétariat
Comité de receptions
Extraits du règlement
Bourses et récompenses
Jurys internationaux

Sélection d'artistes

David Hockney
Jasper Johns
Fernandez Pierre Arman
Martial Raysse
Henri Cueco
Jean Le Gac
Bernard Buffet
Pierre Alechinsky
Raymond Hains
Jacques de la Villeglé

Manifestations annexes

Livres et revues sur l'art
Edition de gravures
Concerts
Projections
Poésie
Colloques
Jan Lebenstein
Exposition sculpture
Travaux d'équipe
Toulouse-Lautrec
Ecole de Paris
Réalisme non figuratif
Atelier ENAD
Dessins de sculpteurs
Thèse et Antithèse
Les peintres lettristes
Lauréats de 1959

Pays participants

Afrique du Sud
Allemagne
Argentine
Australie
Autriche
Belgique
Brésil
Bulgarie
Canada
Chili
Chine
Corée du Sud
Costa-Rica
Danemark
Espagne
Etats-Unis
Finlande
France
Grande-Bretagne
Grèce
Guatemala
Hongrie
Inde
Iran
Irlande
Islande
Israël
Italie
Japon
Liban
Luxembourg
Maroc
Mexique
Norvège
Pakistan
Panama
Pays-Bas
Pérou
Philippines
Pologne
Portugal
Roumanie
San-Salvador
Suède
Suisse
Tchécoslovaquie
Turquie
Uruguay
Viet-Nâm
Yougoslavie

Bulgarie

Commissaire général : Vladimir Goev
Union des Artistes Peintres Bulgares

En fait d'art, la jeunesse est une chose fort relative. Des peintres comme Raphaël, Van Gogh, Lévitann, qui sont morts jeunes, nous ont tout de même légué une oeuvre riche et mûre, tandis que d'autres, qui vivent âgés, restent toute leur vie des apprentis.

II y a des jeunes qui laissent paraître dans leurs oeuvres une fatigue de la vie et un manque de foi dans l'être humain qu'on ne rencontre pas même chez les vieux. Les grands maîtres ont travaillé jusqu'à leur dernier souffle avec l'entrain de la jeunesse et avec cet immense amour de l'homme, qui poussa, par exemple, un Daumier, presque aveugle, à continuer à se pencher sur la pierre lithographique ; un Renoir, paralysé, à peindre en se faisant attacher un pinceau à sa main infirme. Des géants de la peinture, tels le Titien, Rembrandt, Goya et tant d'autres, créèrent, au déclin de leur vie, justement leurs oeuvres les plus jeunes, et j'entends par là les plus vivantes et les plus hardies, pleines d'esprit novateur, tant par leur technique qu'au point de vue de leur conception et de leur résonance émotive.

Le problème de la jeunesse, en art, n'a donc rien à voir avec les données de l'état civil. Toutefois, en peinture comme pour le reste, les générations successives se développent, travaillent et laissent aux générations futures des oeuvres pouvant leur servir d'exemple, amorçant parfois des problèmes que celles-ci auront à résoudre. Les arts bénéficient actuellement en Bulgarie de la présence d'une génération de maîtres mûrs, encore pleins de vie et de talent, qui font l'orgueil de la nation. En même temps, se développe et s'affirme une génération nouvelle, dont les quelques aeuvres présentées ici ne sauraient que très incomplètement définir la physionomie. L'oeuvre de cette génération n'est certes pas exempte de faiblesses, qui, dans certaines toiles, sautent aux yeux, soit parce que leurs jeunes auteurs sont incapables de les éviter, soit parce qu'ils ne possèdent pas l'astuce et la technique, d'ailleurs peu recommandable, pour les camoufler.

Il importe davantage, me semble-t-il, de relever que cette oeuvre a des qualités évidentes, qui l'emportent sur ses défauts. La plupart des toiles, des sculptures et des gravures des jeunes artistes bulgares sont puisées à la source de la vie même et inspirées par celle-ci, et c'est là la plus importante de leurs qualités. La majorité des oeuvres est consacrée à la contemporanéité, dévoilant les aspirations et les sentiments de l'homme moderne. La note caractéristique et en même temps très positive de cette oeuvre est la tendance de toute une série de jeunes artistes à arriver à un style individuel, personnel, à une originalité de langage plastique, sans laquelle ne saurait naître une véritable oeuvre d'art. Point n'est besoin d'un long examen des dites oeuvres pour remarquer la facture originale de la plupart d'entre elles, la variété de leur manière, depuis le souci du détail jusqu'au laconisme poussé à l'extrême, depuis la palette éblouissante jusqu'à la sobriété voisine de la gravure, où l'espace et les volumes ne sont qu'ébauchés, depuis le coloris sonore et clair , jusqu'aux harmonies mineures, car le réalisme tel que nous le concevons est justement une méthode et non pas un cliché ; car ce réalisme est étranger au piétinement sur place, ainsi que le disait Maiakovski : « Plus de poètes, de bons, de divers... », ce qui pour nous pourrait se traduire par : « Plus de peintres, de bons, de divers... », afin que soient conservées la richesse et la diversité de l'expression plastique, sans laquelle disparaîtrait la richesse du contenu et en fin de compte l'art lui-même.

Professeur Bogomil Raïnov

----------------------------------------------------------------------------------------------

Section arts plastiques
Peinture et dessin

Ivan FILTCHEV
Né à Troyan en 1926
Femme aux fruits, 1960 (huile, 98x79), coll. Galerie Nationale, Sofia

Ivan KIRKOV
Né à Assenovgrad en 1932
Jeune fille en rouge, 1961 (huile, 130x80)

Dimitar KIROV,
Né à Plovdiv en 1935
Côte de pêcheurs, 1960 (huile, 137x67)

loan LEVIEV
Né à Plovdiv en 1934
Jeune Fille avec poussin, 1961 (huile, 61x41)

Entcho PIRONKOV
Né à Plovdiv en 1932
Cirque, 1960 (huile, 70x 180)

Svetlin ROUSSEV
Né à Assenovgrad en 1933
Paysanne, 1960 (huile, 128x46)

Sculpture

Alexandar DIAKOV
Né à Sofia en 1932
Maçon, 1960 (bronze, 180x60x60), coll. Galerie Nationale, Sofia

Gravure

Liuben DIMANOV
Né à Bela Slatina en 1934
Mineur, 1961 (monotype, 65x46)
Femme, 1961 (monotype, 46x65)

Section illustration de livres

Ivan KIOSSEV
Né à Bourgas en 1933
Combattants de la Renaissance bulgare, 1961. (Gouache, 6 planches.)

Accueil    I    Contact    I    Mentions    I    Plan du site    I    Modifications     I    Soumettre    I    Informations